Observer, se déplacer et trouver ses appuis. Pour les plus jeunes, les premières séances commencent par des exercices simples, souvent sous forme de jeux.
L'objectif est d'abord de leur apprendre à connaître leur corps et à maîtriser leurs mouvements. Sur le tatami, les enfants travaillent leur stabilité, leur équilibre et leur coordination, sans confrontation directe.
« Ce sont vraiment de petits jeux ludiques pour leur apprendre à connaître leur corps, à trouver leur stabilité et à comprendre comment bouger tout en restant en équilibre. À leur âge, il n'y a pas de combat ni de frappes. Ce sont vraiment les bases. »
Soane Tuakoifenua, coach
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Chacun progresse à son rythme
Au fil des séances, les exercices deviennent plus techniques. Travail au sol, prises en binôme et déplacements permettent aux jeunes de découvrir progressivement les différentes facettes des sports de combat.
Les motivations, elles aussi, sont diverses. Certains poussent la porte de la salle sur les conseils de leur famille. D'autres sont venus suivre l'exemple d'un frère ou d’une sÅ“ur. Pour d’autres encore, c'est simplement le plaisir de pratiquer avec les autres qui fait la différence.
Ilan et Kazuma, eux, apprécient particulièrement les moments de confrontation proposés en fin de séance.
« C'est mon frère qui m'a inspirée. Ce que j'aime, ce sont les sparrings, les petits combats que l'on fait à la fin », témoigne l'un des jeunes pratiquants.
Pour certains, déjà des ambitions
À 12 ans, Nawelle voit déjà plus loin. Pour elle, la pratique des sports de combat pourrait devenir un véritable projet.
« Plus tard, j'aimerais être coach de MMA et aussi faire des voyages à l'extérieur de Wallis », confie-t-elle.
Mais avant d’envisager la compétition, les entraîneurs privilégient la progression et l'accompagnement individuel. Chaque jeune est observé au fil des séances afin d'évaluer son évolution et ses capacités.
« Nous observons les jeunes depuis leur arrivée et nous prenons des notes pour suivre leur évolution », précise Soane Tuakoifenua.
La compétition n'est toutefois pas une obligation. Elle est proposée uniquement aux jeunes qui souhaitent franchir cette étape.
« S'ils sont intéressés, on les accompagne dans leur préparation et dans la recherche de compétitions à l'extérieur, puisqu'il n'y en a pas ici à Wallis », ajoute le coach.
Ouvrir les portes vers l'extérieur
MMA, boxe anglaise, jiu-jitsu brésilien : la salle souhaite contribuer au développement des sports de combat sur le territoire.
Au-delà de la pratique sportive, l'objectif est aussi de donner aux jeunes les plus motivés la possibilité de se mesurer à d'autres pratiquants, notamment dans le Pacifique.
Une ambition qui passe par une progression adaptée à chacun, mais aussi par l'ouverture vers les compétitions extérieures. Pour ces jeunes pratiquants, le tatami pourrait ainsi devenir le premier pas vers une aventure qui dépasse les frontières de Wallis.






