Αρχική Πολιτισμός Τα ερευνητικά προγράμματα επικεντρώνονται στην αποτελεσματικότητα της προειδοποίησης για τσουνάμι στην περιοχή

Τα ερευνητικά προγράμματα επικεντρώνονται στην αποτελεσματικότητα της προειδοποίησης για τσουνάμι στην περιοχή

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Gagner quelques secondes, voire quelques minutes pour se préparer à l’arrivée d’un tsunami ou d’un séisme. C’est sur cette question que quatre chercheurs de l’institut Géoazur de Nice se penchent actuellement sur le territoire. Ce jeudi 26 mars ils ont tenu un séminaire à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), pour présenter plusieurs techniques novatrices.

Mieux comprendre la faille de subduction

Parmi elles, le projet du câble Tamtam pour relier Port-Vila à Lifou, qui sera déployé fin 2027. “L’objectif, ça va être d’installer un nouveau câble télécoms et de penser, en amont, à l’utilisation de ce câble pour des applications scientifiques, notamment en géosciences, explique Alistair Trabattoni, chargé de recherche à l’IRD. Des instruments seront installés dans le câble, des boîtiers dans lesquels il y aura plusieurs capteurs qui vont mesurer différents paramètres physiques : température, accélération, pression, vitesse du sol…

Ces données permettront des alertes plus rapides. “Cela nous servira à mieux comprendre la faille de subduction, qui sépare le Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu. L’avantage de ce câble, c’est qu’il va nous permettre de positionner des capteurs au-dessus de la faille sous-marine, au plus proche de l’action. C’est ce qu’il nous faut pour pouvoir avoir des systèmes d’alertes qui soient les plus efficaces possibles, pour prévenir l’arrivée d’une onde sismique, prédire l’arrivée d’un tsunami.

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Un système plus fiable

La Calédonie est située relativement proche de la subduction du Vanuatu. Cette subduction est connue pour avoir généré un séisme de magnitude 8 en 1875 qui a généré un tsunami qui avait tué vingt-cinq personnes à Lifou, rappelle Virginie Durand, sismologue à l’IRD. S’il existe un risque de séisme et de tsunami, il n’est pas très élevé, parce qu’on a un seul exemple sur toute la période historique.

Le réseau sismologique opérationnel de Nouvelle-Calédonie date des années 2010, il n’a pas évolué depuis. “Il y a un système d’alerte basique pour les séismes, avec des envois de SMS, notamment aux autorités locales. Là, grâce aux nouvelles recherches qui ont été menées au cours des dernières années et l’implication de mes collègues, on va potentiellement pouvoir améliorer ce système et le rendre un peu plus fiable.

Algorithme d’intelligence artificielle

L’objectif, c’est d’alerter plus vite sur les secousses et de manière plus fiable sur la magnitude des très grands événements, ce qui est particulièrement important pour l’alerte tsunami, précise Quentin Bletery, directeur de recherche à l’IRD. Avec son groupe, il a développé deux algorithmes, basés sur un signal inconnu il y a encore dix ans : la perturbation de la gravité terrestre générée par un tremblement de terre. “Quand un grand tremblement de terre se produit, il va bouger une immense masse de roche, très rapidement, et cela perturbe la gravité en chaque point de la Terre. C’est un tout petit signal, mais on arrive à l’enregistrer sur des sismomètres. On a développé un algorithme d’intelligence artificielle qui va intercepter ces signaux faibles sur tous les capteurs.

« L’idée c’est d’améliorer ces alertes tsunami pour que les gens ne soient pas inquiétés pour rien, et qu’on ne rate pas des gros événements qui, potentiellement, pourraient faire beaucoup de dégâts et de morts »

Quentin Bletery, directeur de recherche à l’IRD

Ce système est en phase d’implémentation au Pérou et en Alaska. Quentin Bletery a rencontré des représentants de la DSCGR (sécurité civile) et de la Dimenc, intéressés par l’utilisation de cette solution dans leurs procédures. Dans les prochains mois, des données mélanésiennes serviront à entraîner le modèle. D’ici un an ou deux, il pourrait être intégré au système d’alerte calédonien.