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Με την αμερικανική και ιρανική προπαγάνδα, ο πόλεμος στη Μέση Ανατολή μετατρέπεται σε ψυχαγωγία

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La guerre en Iran est entrée, lundi 19 mars, dans sa troisième semaine. Derrière les bombardements ou les tirs de drones, elle donne lieu aussi à une intense guerre des images et des récits. La propagande a toujours existé, mais ce conflit draine des millions d'images et de vidéos, notamment une déferlante de contenus générés par l'intelligence artificielle.D'après un institut spécialisé cité dans Les Échos, 30 à 40% des contenus liés à cette guerre sont créés par l'IA. Cela donne des scènes de panique imaginaires à Tel-Aviv, de fausses explosions à Dubaï. Dans ce monde de fake et de manipulation, le week-end a été marqué par des rumeurs sur la mort de Benyamin Nétanyahou, qui ont proliféré sur le réseau X. Le Premier ministre israélien y a répondu dimanche 15 mars en se mettant en scène dans un café. “On m'a dit que vous étiez mort !”, lui lance une personne qui filme. “Je mourrai pour un café, mais je vais bien”, répond Benyamin Nétanyahou en montrant sa main à la caméra, pour répondre aux soupçons sur son état de santé, en partie basés sur une vidéo le montrant avec six doigts. Un message accompagné de conseils de prudence adressés aux habitants d'Israël.

La mise en scène américaine de la guerre

Côté américain, la réalité se mêle à la fiction dans la communication de la Maison Blanche. Elle nous a habitués à jouer avec les codes d'Internet, et son compte officiel multiplie les montages utilisant l'univers des jeux vidéo. L'opération militaire prend la forme d'un jeu. Vous devenez un personnage de GTA qui va frapper des cibles ou vous jouez à la Wii, au baseball ou au basket, et frapper l'ennemi vous rapporte des points. La guerre, totalement déshumanisée, devient un divertissement, où s'incrustent des images de frappes pourtant bien réelles. Washington mise aussi sur Hollywood. Le caractère épique de l'opération est vendu par des figures héroïques des blockbusters américains : de Braveheart à Tom Cruise, en passant par Star Wars ou Superman.Le régime iranien n'est pas en reste. Au-delà de la télévision d'État, qui montre ce qu'elle veut de la guerre, l'Iran a diffusé des courts-métrages en dessins animés, des productions léchées qui reprennent les codes occidentaux.En l'occurrence l'univers des Lego, pour mettre en scène l'élection du nouveau Guide suprême ou encore pour refaire le film de la mort d'Ali Khamenei, avec des références au Seigneur des anneaux. On y voit les petits personnages de Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, des flammes dans les yeux, déclencher la guerre alors qu'ils ont un dossier des Epstein Files sous les yeux. C'est stupéfiant, à l'image d'une guerre qui se joue aussi sur les réseaux.