[!–>Entre rythmique jazz, country-blues et musique microtonale, un mélange étonnant pour commencer cette émission. « Like a Spark » est un titre nouveau signé par un musicien qui signe de son seul prénom, Rostam, et dont, depuis que cette émission existe, sur France Inter, plus de dix ans, déjà , j'ai eu l'occasion de vous parler plus d'une fois. Rostam est un prénom iranien, il s'appelle de son nom complet Rostam Batmanglij. C'est un musicien d'origine iranienne qui s'est révélé à New York il y a une bonne quinzaine d'années déjà au sein du groupe Vampire Weekend. Un groupe à la musique duquel Rostam a grandement contribué grâce à sa science orchestrale, il a de fait été formé à la théorie et à l'orchestration à l'université de Columbia.<!–>
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[!–>Rostam est né en 1983 à Washington. Ses parents venaient de s'y installer après avoir dû quitter Téhéran en 1979, comme de nombreuses familles, après l'arrivée au pouvoir des mollahs en Iran. La famille est d'abord passée par la France, qui lui a accordé l'asile politique. Sa mère Najmieh a d'ailleurs appris la cuisine en France, plus précisément à Vence, en Provence. Enfin, appris, elle la connaissait déjà en Iran mais elle s'est professionnalisée à Vence. Elle a publié son premier livre de cuisine, Ma Cuisine d'Iran, en français chez un éditeur qui n'existe plus, Jacques Grancher, qui avait cru bon d'abréger son nom de famille en Batman. Le livre, paru en 1984, était signé Najmieh Batman. La famille s'est ensuite établie dans la capitale fédérale des États-Unis, Washington DC. Son mari Mohammad a fondé avec elle leur propre maison d'édition pour éditer d'autres livres de cuisine, en anglais, qui ont rencontré un immense succès aux États-Unis. Najmieh Batmanglij est là -bas une célébrité, elle a même été invitée en 2016 à cuisiner à la Maison Blanche par Michelle Obama à l'occasion du nouvel an iranien. Rostam connaît bien la France, où ses parents sont régulièrement retournés, il y a des souvenirs.<!–>
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[!–>Il se rappelle par exemple la joie qui a été la sienne quand il a découvert l'album Homework de Daft Punk, acheté en 1997 au Virgin Megastore sur les Champs-Élysées quand il avait quatorze ans. Rostam s'est vite affranchi de Vampire Weekend, groupe avec lequel il a néanmoins conservé des liens. Il a de nombreuses cordes à son arc. Il a écrit une musique pour une pièce de théâtre et orchestré des chansons pour la chanteuse pop canadienne Carly Rae Jepsen. Il a publié en 2017 sous son seul prénom de Rostam son premier album solo, Half Light, dans lequel on a pu découvrir sa belle voix caressante, – la musique mêlait des sons électroniques et des orchestrations classiques. Installé au début de la décennie actuelle à Los Angeles, où il a équipé son propre studio d'enregistrement, il a publié en 2021 son deuxième album, Changephobia. Il y a joué seul d'une multitude d'instruments à cordes et claviers, accueillant très peu d'invités, principalement un saxophoniste. L'ensemble avait une tonalité plus r & b, parfois jazzy, dans un style qui pouvait faire penser à Frank Ocean.<!–>
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[!–>Rostam a toujours mis en avant son identité iranienne, indiquant notamment sur la vignette de son premier album son nom en caractères persans. En 2022, quand un soulèvement avait secoué Téhéran, il avait fait part d'un optimisme prudent quant à l'avenir de son pays, contrairement à ses parents. J'ignore ce que ceux-ci et leur fils ressentent face à la situation actuelle. En tout cas, Rostam publiera au milieu du mois de mai prochain son nouvel album, American Stories, dans les chansons duquel il explorera sa double identité américaine et iranienne. Il y a travaillé avec un compositeur de chansons de renom, le Canadien Tobias Jesso Junior. Et il y accueilli, outre un contrebassiste et un violoncelliste, un joueur de saz, une sorte de luth qui porte d'autres noms autour de la Mer Noire et de la Caspienne aussi, et qui joue des quarts de ton. Rostam s'est émerveillé d'entendre à quel point cet instrument très présent dans la musique en Iran se mariait bien avec les accords occidentaux. Rostam se produira le 9 septembre prochain à la Maroquinerie à Paris.<!–>
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[!–>Il est temps de retrouver un musicien nord-américain auquel je suis très attaché, Sam Beam, alias Iron and Wine. Un musicien du sud-est des États-Unis, d'origine rurale, il a grandi dans un village de Caroline du sud mais a fait des études de graphisme et cinéma en Virginie. La délicatesse de sa voix, son très beau jeu de guitare en picking, l'éclectisme de ses influences, qui englobent le jazz et une certaine musique africaine, est exceptionnel. Sam, enfin Iron and Wine, vient de publier un nouvel album, Hen's Teeth, les dents de la poule, qui sortira à la fin du mois prochain. Deux titres circulent déjà , dont celui-ci, une association de Sam Beam avec trois musiciennes nord-américaines très talentueuses ancrées dans le style country dit bluegrass mais qui ont évolué bien au-delà  : Sarah Jarosz, Sara Watkins, et Aoife O'Donovan, toutes trois virtuoses de divers instruments à cordes. Cette chanson signée Iron and Wine s'appelle « Robin's Egg », l'Å“uf du rouge-gorge ou du merle, ça dépend.<!–>
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[!–>Pour en savoir plus, écoutez l’émission…<!–>
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- [!–>Rostam – « Like a Spark »<!–>
- [!–>Iron & Wine – « Robin's Egg » (feat. I'm with Her) album « Hen's Teeth »<!–>
- [!–>Kevin Morby – « Javelin »<!–>
- [!–>Joe Pernice – « Deep Into the Dawn »<!–>
- [!–>Anjimile – « Rust & Wine » album « You're Free to Go »<!–>
- [!–>And Also the Trees – « Return of the Reapers » album « The Devil's Door »<!–>
- [!–>Joseph Martone – « Lying Low » album « Endeavours »<!–>
- [!–>Bill Pritchard – « Lillie – Single Edit »<!–>
- [!–>The Apartments – « A Handful of Tomorrow » album « That's What the Music Is For »<!–>
- [!–>Foy Vance – « Call Me Anytime » album « The Wake »<!–>
- [!–>Bonnie Prince Billy – « Strange Trouble » album « We Are Together Again »<!–>
- [!–>Dead Can Dance – « Our Day Will Come »<!–>
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