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La minute sport: The RUBieS of Blois, μια ομάδα ράγκμπι για άτομα που πάσχουν από καρκίνο

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Στο RCB, το Rugby Club of Blois, υπήρχε ήδη ένα τμήμα αθλητικής υγείας. Αλλά από τα τέλη του 2025, έχει δημιουργηθεί μια νέα ομάδα για καρκινοπαθείς.

Les RUBieS, nom que l’on donne à ces équipes, est en fait une association née à Toulouse, terre de rugby. La section blésois est la vingtième du réseau. Elle a été créée en fin d’année dernière en lien avec le Centre Hospitalier de Blois et à l’initiative de David Harel, responsable de la section Rugby Sport Santé à Blois, qui explique à ICI Orléans pourquoi il a voulu porter ce projet.ICI Orléans : Comment avez-vous monté la section RUBieS ?
David Harel : A Toulouse, où a été créée la première section, c’était en lien avec le club de rugby local et ça a été initié par une médecin oncologue, proche de ce sport. Elle l’a imaginée comme un label, à diffuser. Il y a un cahier des charges, l’idéal c’est de s’adosser à une structure et comme j’étais déjà en lien avec l’hôpital, les élèves infirmiers… on cochait toutes les cases à Blois. Et personnellement, j’avais la volonté d’aller vers ça.

J’avais envie de développer cette partie-là, pour aider les personnes. Dans mon entourage proche, des gens ont été touchés par le cancer. J’avais envie de mettre ma pierre à l’édifice, au moins de pouvoir aider, et comme je n’ai pas les connaissances d’un médecin ou d’un infirmier, j’ai fait avec ce que j’avais, le rugby ! On avait déjà une section Rugby Sport Santé, montée il y a quatre ans, et maintenant on a cette section mais adaptée à la pathologie cancer.ICI Orléans : Il y a des spécificités dans la pratique du rugby pour les RUBieS ?
David Harel : Oui, on va avoir une adaptation des règles. Sur le Rugby Santé classique, pas de plaquage, mais du toucher à deux mains. Quand le joueur est touché, il pose le ballon au sol. Comme les patients atteints de cancer ont souvent une chambre implantable, sous la peau, pour faire les perfusions et passer les chimiothérapies, on fait du toucher à une seule main aux RUBieS, pour garder tout le monde en sécurité. On a la possibilité de s’adapter en fonction de la pathologie des patients et donc des joueurs et joueuses qu’on reçoit.ICI Orléans : Quels bénéfices observez-vous chez ces patients ?
David Harel : On fait en sorte qu’ils retrouvent une activité physique à leur niveau. Ensuite, il y a ce côté équipe, on n’a pas beaucoup de sport santé en collectif, et le rugby, ça nous permet de développer ces valeurs, l’entraide, la combativité, le soutien. Ces joueurs et joueuses sont complètement inclus dans le Rugby Club de Blois, ce n’est pas une section à part, des intervenants de l’équipe première viennent faire des interventions. Tout ça crée une cohésion et tous ces gens sont contents de se retrouver, ça crée aussi un petit lien social et des fois, ça peut aider, ça fait partie de la reconstruction.ICI Orléans : Vous êtes évidemment amateur de rugby, mais ce n’est pas votre métier ?
Non, on fait ça bénévolement avec l’autre coach Nicolas, il n’y a pas d’intérêt financier. Je suis commercial en fait (il sourit) mais je joue au rugby. Et on a quand même passé un diplôme de Rugby Santé ! On est des éducateurs formés. On encadre les entraînements tous les deux, tous les jeudis soirs, au stade Saint-Georges de Blois.