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«Πτώση του καθεστώτος», «επανάσταση»: διαβάστε τις ειδήσεις στο Ιράν ενώ είστε επιφυλακτικοί με τα λόγια

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Dans une révolution, un soulèvement, ou l’avènement d’un nouveau régime, ce sont aussi de nouveaux acteurs qui prennent place tandis que s’institutionnalise un nouvel ordre politique, et parfois social. De la Révolution iranienne, survenue en 1979 et à l’origine de la chute du  , on a souvent retenu par exemple que les hommes du peuple avaient accédé à des fonctions dirigeantes. De nombreux travaux ont aussi creusé ce que ça faisait, aux uns et aux autres, de se subjectiver dans un épisode révolutionnaire, et là où la révolution positionnait ces protagonistes. Tout un pan de la recherche sur les révolutions, en histoire, en science politique, ou même en anthropologie politique, tient à cette réflexion sur ce que l’expérience révolutionnaire fait à ceux qui la vivent.Dans les années 2010, une notion nouvelle est venue affiner l’analyse sociologique des révolutions, sous la plume conjointe de trois chercheurs qui travaillaient alors sur la   entre 2011 et 2014. Pour ne pas s’en tenir au simple “capital militant” développé dix ans avant eux par   et Franck Poupeau pour penser depuis les sciences sociales ce que l’expérience révolutionnaire apporte de compétences et de savoir-faire, ces trois chercheurs ont forgé le “capital social révolutionnaire”. Avec cette notion nouvelle, ils envisagent cette fois la façon dont un entregent, des réseaux, des cercles de connaissance s’institutionnalisent après l’événement chaud, et se traduisent en positions sociales, alors qu’ils étaient justement nés au cours de l’action protestataire.

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Dix ans plus tard, le travail de  , qui a soutenu une thèse sur la sociologie des élites de l’État iranien, consiste justement à ré-historiciser la trajectoire des individus et la position de ces groupes sociaux pour ne plus s’attacher principalement à ce que l’expérience révolutionnaire fait aux alliances et aux réseaux, mais laisser apparaitre distinctement toute la continuité que le chercheur invite à prendre au sérieux, en veillant à ne pas hystériser la rupture de ce qu’on appelle “changement de régime”.