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ΦΩΤΟΓΡΑΦΙΕΣ – Ναρκαλιευτικά αφαιρούν τέσσερις οβίδες από τον Πρώτο Παγκόσμιο Πόλεμο βάρους 400 κιλών το καθένα στην Ακρόπολη του Μπέλφορτ

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Les membres du centre interdépartemental de déminage de Colmar sont intervenus ce mardi 14 avril 2026 dans les galeries de la Citadelle de Belfort pour retirer quatre obus de la Première Guerre mondiale. Lourdes de 400kg chacune, ces munitions étaient encore amorcées, d’où l’intervention de ces équipes et leur transfert dans leurs locaux alsaciens pour les neutraliser, c’est-à-dire éliminer tout risque d’explosion. Pour mener à bien l’opération, des démineurs spécialisés dans l’intervention en milieu périlleux sont venus prêter main forte.

Ces quatre obus font partie de la trentaine de munitions stockés dans les recoins de la Citadelle, notamment dans les magasins à poudre, cavités éloignées des galeries et peu accessibles. En l’occurrence, le musée d’Histoire de la Citadelle était au courant de leur présence, mais a décidé de faire une sorte d’inventaire. “Ces obus sont stockés là depuis environ une cinquantaine d’années, explique Alexandre Accard, responsable du développement de la Citadelle de Belfort. On ne sait pas exactement comment ils sont arrivées là, il n’y a pas vraiment de traçabilité”. Ici, ce sont des munitions allemandes de la Première Guerre mondiale, mais on trouve aussi à la Citadelle des munitions françaises, qui peuvent aussi dater de la guerre de 1870.Une fois neutralisés, c’est-à-dire mis hors d’état d’exploser, le musée d’Histoire de la Citadelle compte bien récupérer les obus pour les exposer. “C’est intéressant d’en présenter un, peut-être un deuxième en coupe”, confirme Vicky Roux, responsable des collection. Elle aimerait pouvoir prêter les deux autres pièces à d’autres institutions.

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Les obus vont être neutralisés au centre de déminage de Colmar. ©Radio France – Pauline Boudier

Outre le poids de chaque obus (400kg) et le fait qu’ils soient encore amorcés, les conditions de travail des démineurs sont particulièrement compliquées dans les galeries de la Citadelle de Belfort. C’est pour ça que le centre interdépartemental de déminage de Colmar, en charge de ce type d’opération sur la zone, a fait appel au Groupe de déminage en milieu périlleux (GDMP).“Ils sont équipés avec des moyens spécifiques, précise Franck, démineur à Colmar, notamment de cordages pour rentrer dans les cavités et descendre dans les gouffres ou dans les puits”.Pour le dernier obus, récupéré au niveau de la galerie qui monte à la cour de la Citadelle, cinq démineurs ont dû faire rouler la munition, l’attacher avec des sangles, pour ensuite la hisser dans une remorque. Comme la galerie est en montée, Norbert, spécialiste du déminage en milieu périlleux, était chargé de retenir l’engin de levage, appelé chèvre, grâce à une sangle attachée à une grille “sinon elle partait avec la pente”. Un autre engin, un tripode, a été utilisé pour la partie la plus plate.

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