Des rues de Cavani aux places de Kani-Kéli, en passant par Bandrélé et Sada, les supporters ont laissé éclater leur joie au coup de sifflet final. Dans un territoire où le football occupe une place particulière, le sacre européen du PSG, qui remporte une deuxième Ligue des champions consécutive, a résonné bien au-delà du simple cadre sportif.
Une nuit de fête dans toute l’île
Lorsque l’arbitre a mis fin à la finale remportée par le Paris Saint-Germain face à Arsenal, une immense clameur de soulagement a traversé Mayotte. À Mamoudzou, notamment dans le quartier de Cavani et aux abords du rond-point Baobab, les klaxons ont résonné pendant de longues minutes. La même scène s’est répétée à Bandrélé, Sada ou encore Kani-Kéli. Dans plusieurs communes, des groupes de jeunes sont descendus dans les rues pour célébrer ce deuxième sacre européen du club parisien.
Partout, un même slogan revenait en boucle : “Paris ! Paris ! Paris !”. Une ferveur rare qui témoigne de la popularité du club de la capitale auprès de la jeunesse mahoraise. “Je suis très contente de cette victoire car Paris c’est mon équipe et je suis contente qu’ils aient gagné la deuxième étoile”, confie une jeune supportrice rencontrée à Kani-Kéli.
Plus qu’une victoire du PSG, un succès français
Pour de nombreux supporters, cette finale ne se résumait pas à une opposition entre deux clubs européens. Face à Arsenal, représentant du football anglais, plusieurs Mahorais ont vécu cette rencontre comme celle d’une équipe française portant les espoirs du pays sur la scène continentale. Cette dimension était particulièrement perceptible dans les rassemblements spontanés observés après le match. Pour beaucoup, le PSG représentait samedi soir bien plus que Paris : il incarnait le football français face à l’une des références du championnat anglais.
“Je suis très heureuse que Paris ait gagné sa deuxième étoile (…) Paris c’est la France, c’est mon pays (…) Il faut très rapidement que j’aie le maillot 2026”, explique une jeune supportrice venue célébrer la victoire avec sa mère, elle aussi vêtue d’un maillot parisien. Chez certains supporters, l’analyse sportive prenait rapidement le relais de l’émotion. “Je suis fier de mon équipe. On a apporté le comeback et Arsenal était plus défensif alors que nous étions plus offensifs”, estime un jeune supporter. Un autre tempère toutefois l’enthousiasme en rappelant la difficulté de la rencontre. “Je suis très fier. Ce n’était pas un match facile pour nous et pour les supporters. On a beaucoup souffert”, raconte Ahamada Kelian, encore marqué par l’intensité de la finale.
Des débordements isolés dans une ambiance globalement festive
Si l’immense majorité des célébrations s’est déroulée dans une ambiance joyeuse, quelques tensions ont néanmoins été signalées au cours de la nuit. À Mamoudzou, comme à Kawéni notamment, plusieurs barrages ont été observés sur certaines voies de circulation. Selon des témoins présents sur place, des supporters particulièrement exaltés se sont retrouvés mêlés à des délinquants profitant de l’agitation de la soirée.
Dans des rues parfois peu éclairées, plusieurs automobilistes ont préféré rebrousser chemin par mesure de prudence. Des scènes qui contrastent avec l’ambiance générale observée dans le reste de l’île, où familles, enfants et jeunes supporters ont principalement partagé un moment de fête.
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