Αρχική Σόουμπιζ Sanpula Night 2026 στο Awala-Yalimapo: εργαστήρια, μουσική και νέες δυνατότητες για μια...

Sanpula Night 2026 στο Awala-Yalimapo: εργαστήρια, μουσική και νέες δυνατότητες για μια 14η έκδοση που ανοίγει την Ημέρα των Ιθαγενών Λαών

6
0

Le tambour ne se taira qu’au lever du jour. Samedi 1er août 2026, Awala-Yalimapo vit sa 14e Nuit du Sanpula, et l’édition s’ouvre sur une première : la commune y lance la Journée des peuples autochtones.

« La Journée des peuples autochtones démarre le 1er août pour se terminer le 9 août », resitue Arnaud Charles, élu délégué à la culture. La ville maintiendra un temps fort le 9 août et fait du 1er le coup d’envoi d’un rendez-vous qu’elle veut ancrer chaque année au calendrier. Des associations portaient déjà des initiatives semblables, mais c’est la première fois que la municipalité s’en empare. L’affiche annonce d’ailleurs la soirée en ouverture de la Journée internationale des droits des peuples autochtones.

Toute une journée avant la grande nuit

Dès 9h, le site s’anime : musique, ventes artisanales, exposition, restauration, produits agricoles et de la mer. À 10h, place aux gestes qui se transmettent. Les ateliers ouvrent le kasulu (perlage), le noponano (tenue traditionnelle), le kuwa’i (gravure sur calebasse) et l’ainapo (motifs corporels). Suivent une dictée kali’na, un atelier de danse kali’na et une série de concours : tir à la corde, buveur de kasili, lancer de putu.

À 19h, l’ouverture officielle et les discours protocolaires lancent la partie nocturne. À 20h30, les rythmes traditionnels de Guyane, bushinengué et créole, prennent le relais. Puis, à 22h, la Grande Nuit du Sanpula s’empare de la scène avec des groupes de Guyane et du Suriname, jusqu’à 5h du matin.

Un tambour qui rassemble

Pour Arnaud Charles, le Sanpula est bien plus qu’un instrument de fête. « C’est l’instrument de base de la culture amérindienne », pose-t-il. Le tambour accompagne les cérémonies de deuil, de leur prise à leur levée, mais aussi les fêtes, les anniversaires, les baptêmes et les mariages. Il résonne aux côtés d’autres percussions traditionnelles. « C’est l’instrument qui rassemble autour de la musique, c’est la musique traditionnelle à la base », ajoute l’élu.

Le tambour tisse aussi des liens au-delà de la culture amérindienne. Arnaud Charles cite les Bushinengué, qui en jouent également. Ce partage entre cultures nourrit, selon lui, l’esprit de rassemblement de la soirée.

Une nouveauté, un groupe créole

Cette 14e édition n’est pas forcément plus grande, mais elle change de visage. Les années passées, la fête s’étalait sur deux jours, vendredi et samedi. Elle tient désormais sur une seule nuit, la journée revenant aux peuples autochtones. La restitution d’artistes, ce mélange de musique traditionnelle et de musiques du monde proposé avant la soirée, ne figure pas au programme cette année, faute de temps. L’élu compte bien la reprogrammer.

La scène accueille pour la première fois un groupe créole, aux côtés des groupes bushinengué déjà venus la dernière fois et d’un groupe traditionnel de Saint-Laurent-du-Maroni. Les formations invitées arrivent surtout de Paramaribo, au Suriname.

L’entrée, elle, reste gratuite. Et pour ceux qui n’osent pas encore se lancer, l’après-midi réserve un atelier de danse kali’na : on apprend les pas au grand jour, on les rejoue une fois la nuit tombée. « Venez découvrir, surtout apprendre à danser », lance l’élu.