“S’il y a un mauvais geste, une mauvaise parole, carton jaune, deux minutes dehors. Si vous recommencez, fini l’activité. Ca va pour tout le monde ?” Un professeur fait un rapide rappel des règles, et c’est parti pour un petit match de football entre les élèves du collège Paul Kapel et ceux du collège Justin Catayée. Parmi eux, Jamlye et Donjel, deux collégiens en classe de 5ème à Paul Kapel. Tous les deux pratiquent le football en club, mais ils ont aussi adhéré à l’association sportive de leur collège dès l’an dernier. Handball, futsal, football, athlétisme… Ils ont aimé pratiquer plusieurs sports, et participer aux différentes compétitions organisées par l’UNSS, l’union nationale du sport scolaire.
Comme Jamlye et Donjel, près de 300 collégiens sont rassemblés au stade scolaire Jean-Claude Lafontaine à Cayenne à l’occasion de la journée nationale du sport scolaire. Une manifestation également organisée à Kourou et Saint-Laurent du Maroni, qui réunit plus de 4 000 élèves au total.
L’objectif est de leur faire découvrir ou redécouvrir le sport scolaire. Ce mercredi 16 septembre, ils s’essayent au football mais aussi à la danse, au badminton, au biathlon, à l’athlétisme, avant de peut-être adhérer à l’association sportive de leur collège.
Le sport scolaire : une association dans chaque collège ou lycée pour pratiquer un ou plusieurs sports à moindre coût
La création d’une association sportive est obligatoire dans chaque établissement du second degré. Les professeurs d’EPS doivent y consacrer 3 heures par semaine, sur les 20 heures de cours prévues dans leur contrat.
Tels des clubs affiliés à une ligue, ces associations sportives du second degré sont affiliées à l’UNSS qui organise des compétitions au niveau académique, au niveau Antilles-Guyane, et au niveau national.
Mais ces associations sportives se distinguent des clubs sportifs traditionnels par le principe de multi-activités. “Quand un élève prend une licence à l’association sportive, c’est une licence multisports, c’est à dire que dans mon établissement par exemple, on fait du foot, du basket, du volley, du raid, de la natation, du badminton, et un enfant qui paye sa cotisation peut faire un ou plusieurs sports. Il peut venir faire des compétitions ou pas du tout”, explique Cédric Boscus, professeur d’EPS au collège Paul Kapel et co-coordinateur du district UNSS des collèges de l’Ile de Cayenne. “Et l’autre différence, c’est le prix. Les élèves à Kapel ne payent que 10 euros leur licence alors que dans un club de sport mono activité, on est plus entre 50 et 100 euros”, ajoute-t-il. Cédric Boscus insiste aussi sur la mixité, et fait remarquer que les équipes sont mixtes pour “énormément d’activités sportives”.
“Le sport scolaire, ce n’est pas uniquement côté sportif”, précise Riquel Bruno, conseiller technique du recteur et directeur régional de l’UNSS, “on a aussi des jeunes officiels, ça peut être des jeunes arbitres, des jeunes organisateurs, des jeunes interprètes, des jeunes secouristes qui commencent à s’initier à ce qu’est une association”.
Pour certains enfants, il reste parfois un obstacle à la pratique du sport scolaire : le transport.
« Au collège Paul Kapel, on accueille environ 200 élèves sur les 800 du collège. Notre bassin de recrutement des enfants est assez proche du collège donc les élèves n’ont pas de difficulté pour venir aux entrainements. Mais il y d’autres établissements, comme par exemple, le collège Concorde où près de 80% des élèves viennent en bus, et les bus repartent tous les soirs. Ils ont du mal à fidéliser les enfants sur les entrainements parce qu’il n’y a pas beaucoup d’enfants qui habitent à proximité de l’établissement. »
Cédric Boscus, professeur d’EPS au collège Paul Kapel et co-coordinateur du district UNSS des collèges de l’Ile de Cayenne
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L’année dernière, l’UNSS comptait 9 300 licenciés en Guyane.





