La de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich a marqué les esprits par son intensité et son scénario irrationnel, se soldant sur un score de 5-4. Loin des débats habituels sur le business du football, cette confrontation a rappelé l’essence spectaculaire du jeu, caractérisée par une liberté offensive totale au détriment de la rigueur défensive, offrant aux spectateurs un affrontement riche en émotions.C’est un match incroyable où on est revenu un peu à l’essence même du football, c’est-à -dire les émotions. Ce sont un peu les matchs auxquels on assiste quand on a des gamins sur un terrain de football ou dans le bac à sable. On est revenu vraiment sur le football dans son plus simple appareil, c’est-à -dire : pour gagner il faut marquer le plus de buts, et on oublie, un petit peu, de défendre.Même après le match, les deux entraîneurs Luis Enrique et Vincent Kompany se sont croisés avec le sourire aux lèvres, emballés eux aussi par le spectacle offert.
En Allemagne, la presse sportive a qualifié cette rencontre de “gala monumental” et de “pure poésie”, soulignant le rythme effréné imposé par les deux équipes. Pour le quotidien allemand Bild, c’est tout simplement “le plus grand match spectacle de l’histoire de la Ligue des champions, une rencontre à se lécher les babines, à se frotter les yeux“, la presse qui est vraiment époustouflée par le rythme débridé, l’intensité maximale de la rencontre, aucune hésitation, aucune tactique, simplement la joie de jouer.Les médias bavarois, bien que stupéfaits par la fragilité défensive de leur formation, ont unanimement salué la performance des Parisiens, notamment l’efficacité de leurs attaquants et la transformation tactique opérée par l’entraîneur Luis Enrique.Tout le monde se projette déjà vers le match retour, prévu mercredi 6 mai, à Munich, présenté comme “le combat du siècle”. Du côté des supporters allemands, ils restent confiants quant à une qualification de leur équipe.



