Αρχική Αθλητισμός Αθλητισμός-Υγεία: να μπορείς να είσαι αθλητικός και να έχεις δρεπανοκυτταρική αναιμία

Αθλητισμός-Υγεία: να μπορείς να είσαι αθλητικός και να έχεις δρεπανοκυτταρική αναιμία

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En Martinique, environ 8 % de la population est porteuse du gène de la drépanocytose soit près de 40 000 personnes. Plusieurs types de drépanocytose existent. S'il y a beaucoup de porteurs sains, pour certains la maladie impacte leur quotidien et peut être une souffrance. En 2023, l'ARS (Agence Régionale de Santé) a recensé 810 patients pris en charge au titre de l'Affection Longue Durée (ALD). Aujourd'hui, 260 enfants et 900 adultes sont suivis régulièrement.

Cette maladie génétique du sang est due à une mutation de l'hémoglobine qui entraîne une mauvaise circulation sanguine et expose les patients à des douleurs intenses. Des crises aiguës peuvent même intervenir et représenter un danger lors d'un effort physique intense. Ce qui a longtemps fait dire que le sport était interdit pour toute personne drépanocytaire. Et pourtant, là aussi, la pratique régulière d’une activité physique est recommandée.

Le sport pour aider son corps à s’adapter aux impacts de la maladie

L'activité physique permet d'apprendre à adapter son corps progressivement à l'effort. Par le mouvement, elle améliore l'oxygénation, renforce le système cardio‑vasculaire et permet de maintenir un poids-santé. Autant de facteurs qui peuvent réduire la fréquence des crises. Le sport devient alors un allié pour la santé du drépanocytaire, en respectant toutefois des règles de base.

C'est ce que s'est toujours imposé Jeffrey Lebon. À 41ans, il a quasiment toujours voulu pratiquer du sport. Conscient des bienfaits pour son corps et pour son mental. Mais il est aussi particulièrement attentif aux signaux d'alerte de son corps. D'autant qu'il n'a pas choisi n'importe quelles disciplines : d'abord le breakdance et le Hip-Hop, aujourd'hui la Boxe Thaï.

« Il faut par exemple que je fasse attention au niveau de la température de mon corps ; pour ne pas créer de choc thermique, il faut que la température s'élève progressivement et pas brusquement. Je fais en sorte que mon corps soit bien échauffé avant les mouvements… C'est important aussi pour la circulation du sang pour ne pas qu'il y ait des traumatismes par rapport aux efforts brusques »

Jeffrey Lebon, pratiquant de Mua thaï

Son coach n'est autre que Nicolas Varlin, plusieurs fois champion Antilles-Guyane et Champion de la Caraïbe de Boxe Thaï. Il est aujourd'hui éducateur sportif au Full Fight Club de Ducos et de Fort-de-France, et forme les nouvelles générations de combattants. Depuis des années, il a suivi la pratique sportive de Jeffrey, en Break Dance comme en Mua Thaï.

Dans les deux cas, il s'agit de disciplines qui requièrent de l'intensité et de l'endurance. Mais tous les deux sont conscients qu'en respectant une progression dans les entraînements et en écoutant son corps, rien n'est impossible pour Jeffrey.

« C'est important de pouvoir gérer les temps forts et les temps faibles de la boxe thaïlandaise. Il faut savoir gérer la fatigue, son souffle, son oxygénation. J'adapte aussi mes entraînements en ce sens, en montant crescendo en intensité. Pour moi, s’il arrive à faire un sport aussi intense que la boxe thaï, c’est qu’on peut tout faire! »

Nicolas Varlin, éducateur sportif

Aucun sport n'est en effet a priori interdit pour une personne drépanocytaire. On sait maintenant qu'une activité physique régulière fait même diminuer la fréquence des crises douloureuses dites « vaso-occlusives » (obstruction des petits vaisseaux sanguins). Il y a par contre un certain nombre de précautions à prendre.

S’entraîner en toute sécurité

On l'a vu, il faut éviter toute variation brusque de température. D'où un échauffement progressif. Mais cela passe aussi par la gestion de l'après effort : se couvrir, éviter de rester avec un tee-shirt humide ou de se mettre dans les courants d'air… C'est d'ailleurs pour cela que la natation est plutôt à éviter pour un drépanocytaire, surtout si la température de l'eau est inférieure à 25°C. L'hydratation est également primordiale, d’autant plus avec des conditions climatiques propices à une perte importante d'eau par la sudation.

Savoir gérer la fatigue et l’essoufflement, apprendre à s'adapter à l'effort et à respecter ses propres limites. Une fois ces règles de base appliquées, l'activité physique devient un atout, recommandée pour un adulte ou un enfant drépanocytaire.