Ces promenades sont ponctuées de musique. Tout au long du parcours, Isabelle Chomet et Bertrand Cazé explorent à la guitare des Å“uvres inspirées par l'éveil de la nature. Nous les avons suivis, guitare sur le dos et pupitre entre les mains, en plein déplacement entre deux instants musicaux : « C'est magique. Moi qui suis né à côté d’ici, j'apprécie depuis toujours le fait de jouer avec la nature. Une fois il y a même eu un cerf qui est venu à une dizaine de mètres, il a attendu la fin du concert, et ensuite il est reparti. Ce sont toujours des découvertes », déclare Betrand Cazé. « Et on voit que le public est traversé d'une émotion qui est différente de celle qu'il aurait en concert, et nous aussi, nous sommes traversés de sensations différentes. On est plus dans le soin, dans un rapport parfaitement horizontal de circulation des énergies », ajoute Isabelle Chomet. Nous arrivons dans le lieu où se tiendra le prochain interlude musical. Les musiciens installent leur pupitre devant un grand chêne, dans des tenues adaptées :« Oui, on porte des chaussures de randonnée impermeables, un manteau imperméable, une casquette pour se protéger des gouttes de pluie qui peuvent arriver… Et quand c'est l'été, nous avons pour consigne de ne pas mettre trop de couleurs vives parce que sinon les insectes rappliquent. Donc on reste un peu façon camoufflage, c'est bien aussi. »
Après les trois heures de musique et d’exerices de sophrologie, les participants et participantes sont invités à quitter la forêt et à partager une tasse de thé rooibos, infusion sans théine. Jeannine affirme être plus détendue, alors qu’elle avait quelques réserves au départ :
« Je suis une femme assez énergique qui bouge toujours, j'ai essayé le yoga et ça ne me convenait pas, et si j'avais su qu'il y avait autant de temps de sophrologie je ne sais pas si je serais venue, parce que je n'y croyais pas. Mais en fin de compte, je me sens bien, ça m'a beaucoup profité.» « Je confirme, ça lui fait le plus grand bien, parce qu'elle en avait vraiment besoin, rit son compagnon Francis. Moi je suis plutôt du genre calme, mais malgré tout ça m'a bien plu, ça m'a appris un contact avec la nature que je ne connaissais pas. Je suis dans la foret pratiquement tous les jours, et je n'ai pas le temps de regarder comme ça à droite à gauche, je suis plutôt là pour chercher les champignons d’habitude ».Une sensation de calme et d'apaisement largement partagé par les autres spectateurs et spectatrices, qui aide aussi dans l'écoute de la musique, qui devient plus active, nous dit-on. Prochain rendez-vous ce samedi, pour une version famille. Seule recommandation : prévoir des vêtements chauds et imperméables.Festival des forêts : Du 21 juin au 12 juillet 2026




