Le palais des sports, théâtre des exploits du TVBOui mais pas que ! On pense bien sûr aujourd'hui au volley, sport phare de Tours, dont les multiples titres et au sommet de ce palmarès le titre de champions d'Europe en 2005. La salle Grenon débordant des chants et de l'enthousiasme de ses supporters est souvent un enfer pour les adversaires du TVB. Mais dans les années 70, c'est le basket qui était à l'honneur avec Jean-Michel Sénégal, Michel Bergeron, les Américains Dewitt, Bowen et Reynolds qui, sous la conduite de Pierre Dao, remporteront le championnat en 1976 et en 1980 et frôleront le Graal européen à l'issue d'une saison pleine en 1976.Le palais des sports, c'est bien sûr la halle Grenon, mais un temple des sports au pluriel et pas que pour les pros.Oui, cet antre sportif est une réponse à l'éclatement des sites sportifs avant la guerre. Au début du XXᵉ siècle, l'essentiel de la vie sportive tourangelle se situe au vélodrome Victor Lefèvre (situé sur l'actuel carrefour de Verdun à Tours), principalement le théâtre de courses et critériums de cyclisme et, après-guerre, de rencontres de football. Après la libération, l'heure est à la reconstruction, peut-on lire dans Tours, Mémoires du sport, réalisé en 2015 par les Archives municipales de Tours, sous la plume de Thibault Roy. La municipalité et le maire de l'époque, Marcel Tribut, dressent un constat sans concession : « Il existe trente sociétés pratiquant une activité, qui représentent 700 à 800 pratiquants, soit 5 % des jeunes gens et jeunes filles en âge de faire du sport. Cette ville de 80 000 habitants a souvent vu ses équipes représentatives battues par celles de chefs-lieux de canton. » L'ambition municipale est alors de réunir 10 000 sportifs, en mettant à disposition des équipements dignes de ce nom. Tous les sports d'intérieur, eux, souffrent du manque d'infrastructure digne. La boxe doit se contenter de petites salles (salle du Triumph place de la Victoire, Trianon Park avenue Grammont…), et les amateurs de tennis de table, de volley-ball, de handball se débrouillent comme ils le peuvent… Avant que la salle Grenon ne voie le jour au milieu des années 50, les basketteurs jouent sur un terrain de la rue Nationale, à l'emplacement de l'actuel Crédit Lyonnais, détruit par la guerre, puis au Sanitas, du côté de la Rotonde, ancienne place forte des ateliers cheminots tourangeaux, qui migreront plus tard vers Saint-Pierre-des-Corps.Un lieu qui est aussi un symbole de renaissance après les terribles bombardements de 1944.Oui, les bombardements des 11 avril et 20 mai 1994 ont entièrement ravagé le quartier du Sanitas et le quartier de La Fuye. Tout est à reconstruire. Le choix est fait de reconstruire dans les standards de l’époque : des tours, des barres. Il s’agit alors de progrès social et de progrès d’équipement. Il faut, néanmoins, un point d’orgue, un lieu de ralliement dans ce quartier nouveau. Il y a, bien sûr, l’église Saint-Jean et, de l’autre côté, il y a ce Palais des sports qui sort de terre en 1956 après deux ans de travaux. L’ensemble du centre municipal des sports comprend, après 1971, également une piscine et une patinoire. Avant que la Vallée du Cher n’offre un cadre idéal ou exploit du TFCLe sport mais pas que…Avant que la ville ne se dote du Vinci et transforme ses Halles en salle de concert, la ville ne disposait pas de site capable d'accueillir plus de 2000 personnes. Comment faire quand un Johnny débarque en Touraine pour – je cite le livre d'or – « respirer l'air angevin ! ». Eh bien direction le Palais des sports. Idem pour Giscard d'Estaing lors de la campagne 1974.






