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Τα χρηματικά έπαθλα σε άνοδο τη δεκαετία του 1970: όταν έφτασαν τα χρήματα στο τένις

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Avant l’ère open du tennis en 1968, les dotations étaient relativement faibles, les joueurs se contentaient de gratifications symboliques, les tournois n'offrant que de petites récompenses en espèces.. ou autres! “On ne gagnait pratiquement rien” se souvient Georges Goven, 78 ans aujourd’hui, ex-56ème mondial en 1973. “Parfois, une caisse de vins! et de temps en temps, un billet de l’équivalent de 100 euros. Et à partir de 1968, quand les amateurs et les professionnels se sont réunis, ça a changé”.

L’ère Open a commencé et les joueurs ont effectivement pu gagner des sommes d'argent plus importantes en tant que professionnels. “Il y a eu un peu plus d’argent”, tempère Georges Goven, “moi j’ai toujours le souvenir de mon meilleur tournoi à Roland-Garros en 1970. Je suis demi-finaliste simple et double : je gagne 20.000 francs!, c’est-à-dire l’équivalent de 3.000 euros aujourd’hui”.

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Georges Goven lors d’un match à Roland-Garros, en 1976 ©AFP – AFP

La médiatisation croissante de ce sport et l’explosion des revenus ont permis aux joueurs de professionnaliser leur approche, “et c’est l’évolution normale du sport” ajoute Georges Goven. Le tennis est aujourd’hui l'un des sports les plus lucratifs au monde, les joueurs gagnent des millions de dollars chaque année et les dotations augmentent quasiment tous les ans sur tous les grands tournois féminins et masculins. Désormais, le tennisman opère comme une véritable entreprise individuelle, capable d’investir dans son propre développement pour maintenir un haut niveau de performance sur le circuit international. “Cette évolution financière a permis à énormément de joueurs de se structurer et de monter leur petite entreprise personnelle et ça leur permet de se payer des coaches, des préparateurs physiques, de voyager dans de bonnes conditions parce que moi, la première fois que je suis allé en Australie, j’ai mis trois jours et demi!…”

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Georges Goven pose au côté de l’américain Arthur Ashe, avant leur huitième de finale à Roland-Garros le 31 mai 1971. ©AFP – AFP

Logiquement, les quatre tournois du Grand Chelem – l'Open d'Australie, l'Open de France, Wimbledon et l'US Open – offrent les récompenses les plus importantes. Pour cette édition 2026, Roland-Garros propose un prize-money total de 61.723 millions d’euros. Les vainqueurs en simple remporteront chacun 2,8 millions d’euros. Les dotations sont identiques entre les hommes et les femmes (le finaliste touchera 1.4 millions d’euros et les demi-finalistes, 750.000 euros).

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