L’ère Open a commencé et les joueurs ont effectivement pu gagner des sommes d'argent plus importantes en tant que professionnels. “Il y a eu un peu plus d’argent”, tempère Georges Goven, “moi j’ai toujours le souvenir de mon meilleur tournoi à Roland-Garros en 1970. Je suis demi-finaliste simple et double : je gagne 20.000 francs!, c’est-à -dire l’équivalent de 3.000 euros aujourd’hui”.
La médiatisation croissante de ce sport et l’explosion des revenus ont permis aux joueurs de professionnaliser leur approche, “et c’est l’évolution normale du sport” ajoute Georges Goven. Le tennis est aujourd’hui l'un des sports les plus lucratifs au monde, les joueurs gagnent des millions de dollars chaque année et les dotations augmentent quasiment tous les ans sur tous les grands tournois féminins et masculins. Désormais, le tennisman opère comme une véritable entreprise individuelle, capable d’investir dans son propre développement pour maintenir un haut niveau de performance sur le circuit international. “Cette évolution financière a permis à énormément de joueurs de se structurer et de monter leur petite entreprise personnelle et ça leur permet de se payer des coaches, des préparateurs physiques, de voyager dans de bonnes conditions parce que moi, la première fois que je suis allé en Australie, j’ai mis trois jours et demi!…”
Logiquement, les quatre tournois du Grand Chelem – l'Open d'Australie, l'Open de France, Wimbledon et l'US Open – offrent les récompenses les plus importantes. Pour cette édition 2026, Roland-Garros propose un prize-money total de 61.723 millions d’euros. Les vainqueurs en simple remporteront chacun 2,8 millions d’euros. Les dotations sont identiques entre les hommes et les femmes (le finaliste touchera 1.4 millions d’euros et les demi-finalistes, 750.000 euros).
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