Αρχική Κόσμος Ένα μεγάλο προφορικό για να βγάλει τον ΟΗΕ από την επαγγελματική του...

Ένα μεγάλο προφορικό για να βγάλει τον ΟΗΕ από την επαγγελματική του κρίση;

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Un grand oral organisé pour la deuxième fois seulement. Symbole d’une institution qui cherche la formule magique pour se renouveler, se régénérer, se relégitimer. D’aucuns diront que la manÅ“uvre est cosmétique : du théâtre ou plutôt de la mauvaise comédie. Pendant trois heures, chacun, la Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grosso, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall répondront aux questions de 193 États membres… Et pourtant, ce sont bien les 5 membres permanents qui trancheront en juillet.Mais est-il possible de faire comme si de rien n’était ? De nommer un successeur à Antonio Guterres, qui a si souvent crié dans le vide, sur Gaza, le dérèglement climatique, sans rien changer ? Alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 n’a toujours pas été condamnée par les Nations unies, véto russe oblige ? Alors qu’il y a huit semaines bientôt, les États-Unis ont lancé une guerre en Iran sans solliciter ni l’avis, ni le soutien du Conseil de sécurité ? Que le détroit d’Ormuz a été fermé au mépris des règles les plus élémentaires du droit international ? Que la FINUL est dans le viseur des Israéliens et que d’éventuelles négociations à Islamabad pourraient s’ouvrir sans un représentant onusien à l’horizon ?

Les Nations unies sont malades. est marginalisée, impuissante, débordée par les nouveaux empires. Cerise sur le gâteau : . Par les BRICS ou encore l’organisation de coopération de Shanghai.À qui la faute ? Soyons clairs : se poser cette question, c’est vite montrer du doigt les États-Unis, qui, en envahissant l’Irak en 2003, ont ouvert la voie à la primauté de la force sur le droit (désormais une habitude) et qui ont plongé l’ONU dans une crise financière sans précédent en cessant de payer leur contribution financière… Un véritable coup de bambou. Washington, c’est un peu moins d’un quart de la contribution onusienne en 2026. Résultat, l’organisation va supprimer plus de 2 000 postes. La diatribe anti-ONU de Donald Trump à la tribune de l’assemblée générale avait le mérite de mettre les choses au clair en septembre : il ne fait pas bon prôner le droit international et le multilatéralisme en 2026.Est-ce la fin de l’ONU ? À l’heure du langage de la force, certains en sont persuadés. Je la crois plus indispensable que jamais. Alors pour ressusciter les Nations unies, les sortir de leur mort cérébrale, éviter qu’elles ne deviennent qu’un “guichet humanitaire et une ONG climatique” (expression utilisée à ce micro par l’un des candidats à la présidentielle, Gabriel Attal), trouvons la martingale !La France propose d’intégrer de nouveaux membres permanents comme l'Allemagne, l'Inde, le Brésil, de limiter le droit de veto. Problème : Chine, Russie et États-Unis mettent leur veto ! L’un de nos quatre candidats à la tête des Nations unies aura-t-il LA bonne idée lors de son grand oral ? La compétition pourrait se jouer là-dessus. Pour que l’ONU ne termine pas comme a fini la Société des nations : dépassée.

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