[!–>Christian Zacharias explique que son rapport au piano a toujours été guidé par son attachement à la musique elle-même, bien plus qu'à l'instrument : “J’étais avide de connaitre et de ressentir ces musiques. Je voulais jouer avec un ami violoniste, je voulais lire les sonates de Mozart. Ma sonorité s'est développée assez vite à partir de là . J’ai essayé d’imiter la sonorité de Michelangeli dans ses interprétations de Beethoven, Emil Gilels aussi mais je n’ai pas réussi, son son est impossible à imiter.” Cette passion s'accompagne très tôt d'une formation complète, mêlant piano, étude de l’harmonie, du contrepoint, analyse.<!–>
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[!–>En parallèle de ses études pianistiques, il commence la direction d'orchestre avec Heinz Karl Gruber. Il hésite même entre piano et direction, cette dernière lui semblant un temps plus sûre : « Comme chef, on avait plus de possibilités de réussites ». Mais après avoir remporté le 2ème prix au Concours de Genève, il choisit de se consacrer au piano : “Je me suis donné 5 pour vivre de mon piano.“<!–>
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[!–>Il poursuit sa formation auprès de Vlado Perlemuter à Paris, avec qui il découvre la rigueur : “C’est un interprète que j’aimais profondément, je savais que je voulais travailler avec lui depuis que je l’avais écouté dans Chopin. C’est quelqu’un d’assez austère quand je le rencontre, mais j’ai beaucoup appris auprès de lui. J’ai presque plus appris sur la précision et la discipline en elles-mêmes que sur Chopin ! C’est ce que je cherchais finalement, jouer Chopin mais sans chichis. Il faut savoir honorer les grandes oeuvres.”<!–>
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[!–>Si les concours ont été des étapes importantes dans sa carrière, il rappelle que les résultats ne suffisent pas à la définir : « Gagner un concours n’est pas toujours une garantie de réussite. Par exemple, je suis allé jusqu'au deuxième tour d'un concours sans obtenir de prix, mais cette performance m'a tout de même permis de recevoir des propositions de concerts ». Il insiste sur l'importance de l'échec et du doute dans la pratique musicale, considérant l'exigence intérieure comme vitale : « Il faut être mécontent ! L'histoire d'un artiste est l'histoire de son mécontentement éternel ».<!–>
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