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"Η ποιότητα της φυσικής κατάστασης είναι προϋπόθεση για την ακαδημαϊκή επιτυχία" : Μαθητές 6ης και 2ης τάξης δοκιμάστηκαν για τις σωματικές τους ικανότητες – Overseas La 1ère

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Capacité cardio-respiratoire, force musculaire et vitesse : c’est ce que les professeurs d’Education physique et sportive (EPS) doivent tester chez les élèves de 6e depuis l’année dernière, mais aussi chez les élèves de 2nde depuis cette rentrée.

Face à leur professeure d’EPS, ce matin, Telia, Annaëlle ou encore Makine se prêtent au jeu du sprint sur 30m, de la course d’endurance ou encore du saut en longueur.

Regarder le reportage de Réunion La 1ère :

Un état des lieux

Ces tests d’aptitude physique permettent de réaliser un état des lieux de leur condition, qui se dégrade actuellement par rapport à il y a une dizaine d’années“, explique Zakya Etouaria, professeure d’Education physique et sportive au collège Bourbon de Saint-Denis. “On sait que le sport est important pour une bonne condition physique et mentale“, rappelle-t-elle, soucieuse d’encourager les marmailles à un mode de vie actif.

De ce qu’elle constate sur la classe évaluée ce mardi matin, le groupe semble assez homogène sur le saut en longueur, mais les écarts se creusent davantage sur l’épreuve d’endurance. Une chose est sûre, “les marmailles qui font de l’activité physique ont une meilleure gestion de leur effort”, remarque la professeure.

“La flemme de courir”

La jeune Annaëlle, qui pratique déjà le judo et la danse, n’est plus à convaincre. “Je préfère être dans la cour en train de courir que d’être devant une feuille“, lance-t-elle. Lucie elle, est déjà passée par le hockey sur rollers et le krav-maga, et “cherche encore de nouveaux sports“.

Un autre de ses petits camarades en revanche, est moins enthousiaste avant l’épreuve d’endurance et avoue avoir “la flemme de courir“. “Ça fait perdre de l’énergie, et ça nous fatigue, alors que pour le saut on doit juste sauter une fois et c’est bon“, affirme-t-il, pragmatique.

Lutter contre la sédentarité

Lancés lors de la précédente rentrée, ces tests d’aptitude physique ont pour but de dresser un état des lieux de ce que les élèves sont capables de faire en termes d’activité physique, afin de mieux identifier leurs besoins.

Car face à la progression de la sédentarité et la baisse de l’endurance constatée chez les adolescents, les réflexes sont à prendre dès le plus jeune âge, dans une démarche de prévention. Il n’est plus à démontrer que l’inactivité physique est facteur de plusieurs maladies chroniques, notamment cardiovasculaires, mais aussi diabète, surpoids et obésité, cancers…

“Condition de réussite scolaire”

En outre, l’approche est globale, souligne le recteur de l’académie de La Réunion, Rostane Mehdi, présent ce matin au collège Bourbon, considérant qu’une condition physique de qualité est “une condition de la réussite scolaire”, apportant bien-être et épanouissement à l’enfant.

« Nous partons de l’idée que des élèves dont la condition physique est dégradée ne parviendront pas à réussir dans leur parcours scolaire. »

Rostane Medhi, recteur de l’académie Réunion

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Ne pas oublier la natation

C’est aussi une source de joie pour les enfants, constate-t-il en observant les tests d’aptitude de cette classe de 6e ce mardi. Et la joie est un bon levier de réussite scolaire“.

La natation, si elle n’est pas testée aujourd’hui, est aussi un “véritable enjeu pour l’Education nationale“, rappelle le recteur, référant aux trop nombreuses noyades cet été en France hexagonale. Pour rappel, depuis le mois de juin en Hexagone, plus de 300 décès par noyade ont été enregistrés.

Des élèves classés par groupes selon leurs besoins

Grâce aux résultats des tests d’aptitude qui seront réalisés dans les établissements scolaires cette rentrée, les cours d’Education physique et sportive seront davantage adaptés à chacun, classés en trois groupes.

Le groupe “à besoins” comprend les élèves nécessitant un accompagnement dès le début d’année, le groupe “fragile” dont l’aptitude physique est à renforcer, et enfin le groupe “satisfaisant”, dans lequel les élèves sont en capacité de suivre sereinement les apprentissages d’EPS.

Autant de repères qui permettront aux équipes pédagogiques d’adapter leurs enseignements, et de les orienter par exemple vers des dispositifs comme le “2h de sport en plus au collège” ou la création d'associations sportives Santé mises en place dans le cadre de l'UNSS.